(Épître aux Éphésiens, V, 8)
Parents, maîtres et éducateurs, nous avons pour mission de mener les âmes des enfants vers la Lumière qui sera le chemin de leur vie et leur bonheur. Chaque semaine, nous vous proposons de découvrir quelques paroles de guides et de témoins pour éclairer notre propre route à l'aune de cette parole de saint Thomas d'Aquin : “Ne regarde pas à celui qui parle, mais tout ce que tu entends de bon, confie-le à ta mémoire.” (Seize conseils pour acquérir le trésor de la science). Bonne lecture !
Voyez-vous, il faut vraiment que votre chant soit vivant, soit priant. Il faut qu’il vibre, il faut qu’il chante, que vous ne chantiez pas du bout des lèvres, mais que vous chantiez totalement. Si on voulait définir le chant grégorien, on pourrait dire que c’est un regard, un immense regard contemplatif tout chargé d’amour de Dieu.
Dom Gajard (1885-1972)
Moine bénédictin
« Pour Dom Gajard, le chant grégorien n’était pas de la musique, il était la prière chantée de tout l’être, une prière comme la veut saint Benoît : intérieure, respectueuse, humble et paisible. Et ce qu’il nous disait, il le vivait en vrai bénédictin. Cet homme célèbre dans le monde entier était resté humble comme un enfant. Les éloges qu’on pouvait lui faire étaient comme absorbés par son amour pour la prière chantée et surtout pour Celui à qui elle s’adressait. Il était heureux de faire du bien, non parce que c’était son œuvre, mais parce que c’était “pour la gloire de Dieu”. Il restera pour nous un bel exemple de la jeunesse que peut garder la sensibilité quand elle se met tout entière au service de la foi, de l’espérance et de la charité, quand elle s’épanouit dans la prière, dans la fidélité aimante à l’office divin. »
Abbesse d’Argentan
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