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Un cavalier français parti d’un si bon pas

« Marchez comme des enfants de lumière »
(Épître aux Éphésiens, V, 8)

Parents, maîtres et éducateurs, nous avons pour mission de mener les âmes des enfants vers la Lumière qui sera le chemin de leur vie et leur bonheur. Chaque semaine, nous vous proposons de découvrir quelques paroles de guides et de témoins pour éclairer notre propre route à l'aune de cette parole de saint Thomas d'Aquin : “Ne regarde pas à celui qui parle, mais tout ce que tu entends de bon, confie-le à ta mémoire.” (Seize conseils pour acquérir le trésor de la science). Bonne lecture !

« La création littéraire est la récompense d’une vie intérieure intense et profonde. »

Jean de La Varende (1887-1959)
Écrivain

«J’ai souvent rêvé sur le blason des La Varende : le fer à cheval qui en est le motif central m’est apparu comme un symbole aux significations multiples. Il suggère les enthousiasmes ardents de l’épopée et aussi les longs itinéraires de l’homme en route à travers les paysages du terroir, la quête fervente et patiente d’une vocation ; j’appliquerais volontiers à La Varende la formule dont usa Péguy parlant de Descartes : “un cavalier français parti d’un si bon pas…”. Mais le fer à cheval peut aussi représenter, dans sa simplicité vénérable et la netteté de son dessin, le labeur ancestral des artisans ; et il n’y a pas de rupture entre la tâche de l’artisan et celle de l’artiste. Tous ces éléments sont unis dans l’œuvre de La Varende par des liens nombreux et constants, au point qu’il est difficile et peut-être vain pour qui étudie chez l’auteur le thème de la Marine, de séparer les peintures de l’héroïsme du travail savant des constructeurs de navires. La première activité de La Varende fut consacrée aux Beaux-Arts ; il reste chez lui, indissolublement unis jusque dans la pratique du style littéraire, l’artiste et l’artisan. (…)Le goût de La Varende le porte parfois vers une inspiration d’ordre musical : en appendice à la série intitulée Dans le goût espagnol, on lit “Une pavane pour une infante défunte”, unissant dans une évocation singulière les souvenirs de la musique de Ravel et de la peinture de Velasquez. (…)»

J.B. Morvan (XXe s)
Écrivain


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