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Lui debout, lui libre

« Marchez comme des enfants de lumière »
(Épître aux Éphésiens, V, 8)

Parents, maîtres et éducateurs, nous avons pour mission de mener les âmes des enfants vers la Lumière qui sera le chemin de leur vie et leur bonheur. Chaque semaine, nous vous proposons de découvrir quelques paroles de guides et de témoins pour éclairer notre propre route à l'aune de cette parole de saint Thomas d'Aquin : “Ne regarde pas à celui qui parle, mais tout ce que tu entends de bon, confie-le à ta mémoire.” (Seize conseils pour acquérir le trésor de la science). Bonne lecture !

Aussi longtemps que l’enfant est petit, que la mère soit petite avec lui. Lorsqu’il grandit, qu’elle sache se montrer jeune avec sa jeunesse. Quand il est devenu adulte, qu’elle apprenne cet art difficile : rester pour lui une amie.

Cardinal Mindszenty (1892-1975)
Primat de Hongrie

« Le Cardinal Mindszenty appartient désormais à l’histoire. Quel que soit l’avenir qui lui est réservé, il restera une des plus pures gloires de la Hongrie. Avec une claire vue de la marche des événements, avec une fermeté invaincue, il a lutté pour les droits de l’Église et pour la liberté de son pays. Il n’ignorait pas le sort que lui vaudrait son attitude. Il savait qu’elle le mettrait sur le chemin de la prison, et pire encore. Il n’a pas hésité. Bien placé pour connaître les procédés de déshumanisation et prévoyant qu’ils seraient employés contre lui, il a prévenu ses diocésains et le monde que c’était le Cardinal libre et non le Cardinal prisonnier dont il fallait accepter le message. Pour l’Église et pour ma patrie : “Dans le cas où je ferais, malgré tout, un aveu et le confirmerais par ma signature, il ne s’agira que d’une manifestation de faiblesse humaine. La valeur de tout aveu de ce genre, je la déclare nulle par avance.” De sa haute taille, il s’est dressé. Son verbe a pulvérisé d’avance les aveux escomptés et savamment préparés. Aucun chrétien n’a été dupe des mensonges intéressés. Les juges eux-mêmes ne pouvaient ignorer qu’ils condamnaient un innocent… Il les dominait et combien de haut. Lui debout, lui libre, le chemin était barré à la tyrannie et à l’apostasie. Le matérialisme implique le mépris de l’homme. Le respect de la personne est suspendu à la foi en Dieu et en l’immortalité de l’âme. Le matérialisme athée, par la négation gratuite de ces réalités, ne produit qu’un surhomme raté, indigent et morbide dans le genre barbare. C’est Dieu qui sauve l’humain. Arrêté le 27 novembre 1944 par les nazis, le grand prélat recouvre la liberté au printemps de 1945 grâce à la défaite des Allemands. Il aurait pu se taire sous le régime nazi ; il aurait pu se taire sous le régime soviétique. Il a choisi la bataille par devoir, par fidélité à l’Église et au peuple de Hongrie. “Vae mihi si non evangelizavero”. »

Cardinal Saliège (1870-1956)
Archevêque de Toulouse


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