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Un Jules Verne de l’Antiquité

« Marchez comme des enfants de lumière »
(Épître aux Éphésiens, V, 8)

Parents, maîtres et éducateurs, nous avons pour mission de mener les âmes des enfants vers la Lumière qui sera le chemin de leur vie et leur bonheur. Chaque semaine, nous vous proposons de découvrir quelques paroles de guides et de témoins pour éclairer notre propre route à l'aune de cette parole de saint Thomas d'Aquin : “Ne regarde pas à celui qui parle, mais tout ce que tu entends de bon, confie-le à ta mémoire.” (Seize conseils pour acquérir le trésor de la science). Bonne lecture !

« J’ai appris à rester toujours brave, et à combattre aux premiers rangs pour maintenir le grand renom de mon père et le mien propre. »

Homère (fin du VIIIe siècle av. J.-C.)
Aède, simplement surnommé « le Poète » par les Anciens

« Le second des grands poèmes homériques est un merveilleux roman d’aventures maritimes et de hâblerie, les Mille et une nuits racontées sur le Vieux-Port. […] Nous comprenons mieux et d’une part cette odeur marine qui monte de ces vers, et d’autre part leur aspect fantaisiste de roman écrit par un homme très malin, qui exploitait le goût de l’exotisme, travaillait sur les instructions nautiques phéniciennes et les récits des explorateurs, et pour qui la recherche des passes en Sicile était aussi chargées en magie littéraire que la recherche des passes océaniques par Cook. Oui, il y a chez Homère un Jules Verne de l’Antiquité. Mais il y a aussi les plus belles images de l’aventure et de la mort. Moins riche que l’Iliade en poésie éclatante, l’Odyssée forme un récit plus continu et plus passionnant. J’ai traduit à peu près tout entier l’épisode de Nausicaa, d’une si ravissante fraîcheur, pour donner l’idée de la narration épique. J’ai choisi ailleurs les passages de la Descente aux Enfers, dont on peut douter que la poésie humaine ait jamais dépassé la grandeur, et des fragments marins encore tout salés, et même des calembours illustres et bon-enfant, qui accentuent l’aspect marseillais du chef-d’œuvre, et les superbes et barbares épisodes de la vengeance d’Ulysse. Mais il faudrait cinquante pages de plus, pour donner une idée de tant de familiarité et de noblesse, évoquer les croquemitaines, les ogres, les belles divinités, les roueries naïves, et toujours autour de ces inventions, le bruit et l’odeur de la mer. »

Auteur du XXe siècle
Écrivain


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