(Épître aux Éphésiens, V, 8)
Parents, maîtres et éducateurs, nous avons pour mission de mener les âmes des enfants vers la Lumière qui sera le chemin de leur vie et leur bonheur. Chaque semaine, nous vous proposons de découvrir quelques paroles de guides et de témoins pour éclairer notre propre route à l'aune de cette parole de saint Thomas d'Aquin : “Ne regarde pas à celui qui parle, mais tout ce que tu entends de bon, confie-le à ta mémoire.” (Seize conseils pour acquérir le trésor de la science). Bonne lecture !
Un chanoine polonais qui visitait un jour l’imprimerie de Niekalanow demanda ironiquement au Père Maximilien : “S’il vivait aujourd’hui, que dirait saint François en voyant ces machines coûteuses ?”
Et le Père Maximilien de lui répondre tranquillement :
“Il retrousserait les manches de son habit, il ferait tourner à toute vitesse les machines, il travaillerait comme ces bons Frères avec des moyens aussi modernes pour diffuser la gloire de Dieu et de l’Immaculée.”
Maximilien Kolbe (1894-1941)
Prêtre franciscain
« C’est à l’idéal évangélique lui-même que s’en prennent les idéologies de notre temps. Pour l’imposer à nos contemporains, les discours sont de peu de prix. Seuls, des exemples vivants de la force du divin amour peuvent les subjuguer, des témoins des valeurs chrétiennes qui soient de chez eux, qui partagent leurs travaux, leurs risques, leurs souffrances, leurs enthousiasmes aussi, mais en qui rayonne une plénitude qui les étonne et qui leur soit comme une expérience de Dieu. Nos contemporains attendent des saints. En voici un qui nous vient de Pologne. Il avait une ambition sans limites : sauver toutes les âmes, et, pour réaliser son ambition, il s’était voué à l’Immaculée, d’une obéissance, elle aussi, sans limites. Les hommes d’aujourd’hui ne pourront pas renier ce fils de François d’Assise sous prétexte qu’il se serait sanctifié dans un cadre médiéval, car -hormis le péché- il a tout aimé du monde moderne et s’est servi pour Dieu des rotatives, de la radio et des avions. Dans ce dernier cercle de l’enfer concentrationnaire, où des hommes s’employaient à déshumaniser d’autres hommes avant de les tuer, lui, il a offert librement sa vie pour un autre, arrachant aux bourreaux d’Auschwitz ce mot de stupeur : “Quelque chose comme cela, nous ne l’avions jamais vu !” »
Mgr Bruno de Solages (1895-1983)
Recteur des facultés catholiques de Toulouse
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